Commune de Chevroux (01), Canton de Pont de Vaux, Ain, France

Histoire

jeudi 5 mai 2011

Après une longue période de peu­ple­ment diffus et mal connu, c’est au Xème siècle que se cons­ti­tue, autour de son église, la paroisse de CHEVROUX.

Origines

A l’époque gallo romaine, CHEVROUX se nom­mait :In Givrosio En l’an 978/981 : In Villa Caprosio (« Villa » dési­gne ici un grand domaine, c’est un terme romain, qui, plus tard don­nera le nom de Commune ; « villa = vil­lage)

  • 1344 : CHIVROUS
  • 1359 : CHIVROUX
  • 1366 : CHIEVROUX
  • 1439 : CHEVROUX

Son nom se fixe au XVème siècle, bien que cer­tains curés, restés pro­ches du patois de leurs fidè­les, écrivent CHEVREULX, dans les regis­tres parois­siaux du XVIIème siècle, à une époque où les docu­ments per­met­tent de mieux se repré­sen­ter le vil­lage. D’après les textes de Guichenon, en 981, un gen­til­homme du nom de Narduin, et sa femme Judith, ont fait dona­tion de leurs terres et bois situés à Chevroux, à l’Abbaye de Tournus (Saône & Loire). Celle-ci y établit quel­que temps après, un prieuré. En 1076, Ulrich, sire de Bâgé, cède à ce prieuré de nou­veaux droits et de nou­veaux fonds. Les Abbés de Tournus sont restés pré­sen­ta­teurs à la cure jusqu’en 1790.

Sur le plan civil, la terre était par­ta­gée en un cer­tain nombre de fiefs, qui exis­taient encore au XVIIème siècle : La Fougère, La Bouchardière, Roteliat ou Rotaillat etc…. A cette époque, et jusqu’à la Révolution, les sei­gneurs domi­nants ont été les mar­quis de Bâgé. Les hameaux de Varambon et de Fromental rele­vaient du duché de Pont de Vaux.

Sites ruraux En 1032, le royaume de Bourgogne passe sous l’auto­rité du Saint Empire Romain Germanique, peu sou­cieux de la loin­taine Bresse. Seuls, les grands pro­prié­tai­res ont les moyens d’orga­ni­ser leur défense, sur de soli­des buttes de terre : les poypes bres­sa­nes, qu’entoure géné­ra­le­ment un fossé rempli d’eau, (Poypes de la Bouchardière, Poype de Curtetrelle). Ils cons­trui­sent les pre­miè­res mai­sons fortes, sim­ples bâtis­ses de pieux et de terre, par­fois de si faible super­fi­cie, qu’elles ne pou­vaient être habi­tées. Toutes ser­vaient de refuge à la popu­la­tion envi­ron­nante, prête à payer la pro­tec­tion des plus puis­sants, et ainsi, virent le jour de nom­breu­ses sei­gneu­ries dans les divers hameaux : Rotaillat, Fromental, La Fougère…Mais ces petits nobles, quelle que fût leur ambi­tion, ne réus­si­rent jamais à agran­dir leurs fiefs. Ils en furent empê­chés par deux puis­sants voi­sins qui impo­sè­rent leur suze­rai­neté sur toute la Bresse : les Sires de Bâgé et les Seigneurs de Gorrevod. La richesse crois­sante de ces grands féo­daux, la sécu­rité qu’ils font régner dans leurs pos­ses­sions, don­nent un nouvel élan à la vie économique. Les terres culti­vées s’étendent. C’est aussi l’époque où le pres­tige de l’Abbaye de Cluny, immense dans toute la région, se mani­feste dans la pré­sence de l’église de Saint André de Bâgé, à quel­ques lieues de Chevroux. Son influence, la pros­pé­rité géné­rale, la proxi­mité des car­riè­res de pier­res du Mâconnais et l’exis­tence du Port Celet qu’un chemin car­ros­sa­ble relie au vil­lage, créent autant de condi­tions favo­ra­bles à l’édification d’une église de pierre à Chevroux, pour rem­pla­cer le pre­mier édifice dont il ne reste rien aujourd’hui. En 1247, Renaud, sire de Bâgé, fait creu­ser le Grand Etang, 68 hec­ta­res, tant pour assai­nir les terres maré­ca­geu­ses que pour four­nir des pois­sons en période de Carême. Puis il semble que les grands tra­vaux s’arrê­tent pen­dant une cen­taine d’années. Il a été assé­ché en 1860-1865, à la demande des habi­tants. Le XVIème siècle renoue avec la misère qu’engen­drent les pilla­ges des bandes de mer­ce­nai­res issus des guer­res entre la Savoie et le Dauphiné, puis de la guerre de Cent Ans, et sur­tout les épidémies : la peste de 1348 fut l’une des plus meur­triè­res que connut l’Europe occi­den­tale.

En 1975, Chevroux avait 94 exploi­tants pour 1 489 hec­ta­res, la moyenne de ces exploi­ta­tions était de 15 hec­ta­res 80. 24 exploi­ta­tions avaient moins de 10 hec­ta­res 39 exploi­ta­tions avaient de 10 à 20 hec­ta­res 19 exploi­ta­tions avaient de 20 à 30 hec­ta­res 7 exploi­ta­tions avaient de 30 à 40 hec­ta­res 3 exploi­ta­tions avaient plus de 50 hec­ta­res

Démographie

Notre com­mune a connu en 1800 sa popu­la­tion la plus impor­tante soit 1 169 habi­tants. Six ans plus tard, elle est de 831 habi­tants (sans doute dû à une mala­die infec­tieuse). Elle aug­mente ensuite à peu près régu­liè­re­ment pour se retrou­ver en 1851 à 1 324 habi­tants, puis elle décroît pour attein­dre sa popu­la­tion la plus basse en 1975 (516 habi­tants). Depuis, la popu­la­tion remonte pour attein­dre à nos jours envi­ron 900 habi­tants.

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